Une question ? Un conseil ? Un besoin précis ?
Le services en quelques chiffres
167 800 salariés suivis sur la métropôle Lilloise
200 collaborateurs dont 75 médecins du travail
A NOTER :
Au service de l’entreprise
Les Services de Santé au Travail du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie s’organisent autour de plateaux techniques (CISST et GISSET) regroupant toxicologues industriels et matériel d’étude. La région bénéficie du Centre Régional de Toxicologie Professionnelle et Environnementale, laboratoire indépendant mis en place entre l’Institut de Santé au Travail du Nord de la France, le Centre Hospitalier Régional et Universitaire de Lille et l’Université de Lille II. Dans le cadre de ses missions de prévention des risques professionnels, la Caisse Régionale d’Assurance Maladie Nord Picardie dispose d’un Laboratoire de Chimie Toxicologique.
" Plus d’émanations, plus de picotements…"
Nathalie Nolen, directrice de CYPRES, association spécialisée dans le traitement du surendettement, témoigne d’un problème de pollution atmosphérique dans leurs locaux : « L’association est locataire de bureaux qui ne sont pas de première fraîcheur. Nous avons refait l’électricité, mais quelques soucis ont perduré, notamment des picotements au niveau des yeux. Lorsque le médecin du travail est venu pour nous conseiller sur la rédaction du document unique d’évaluation des risques, nous lui avons fait part de ce problème. Il nous a demandé si nous n’avions pas d’autres signes comme des maux de tête ou des épisodes de fatigue inexpliquée pendant le travail. Les soupçons se sont portés sur la chaudière : elle était ancienne et placée à côté d’un poste de travail. Le médecin du travail a alors proposé l’intervention d’un ingénieur en prévention des risques du Service de Santé au Travail d’Amiens (ASMIS) pour réaliser des mesures atmosphériques. La chaudière était bien la coupable : elle dégageait du monoxyde de carbone au démarrage. L’ingénieur nous a proposé des solutions qui allaient du simple nettoyage de la chaudière au remplacement. Un nettoyage aura suffi. Il est revenu effectuer des mesures de vérification. Plus d’émanations, plus de picotements, plus de maux de tête… ».
" Rendre l’usine propre et améliorer les poussières…"
Thomas Hitier est responsable d’exploitation de la société Comilog, une usine de métallurgie de 61 salariés. Il nous explique comment s’organise la lutte contre les poussières métalliques : « Tout est une question de concertation avec les opérateurs. L’usine est particulièrement bien conçue en termes de gain de place. Mais les postes de travail comme le four, la coulée de métal en fusion et le traitement de l’alliage, se retrouvent les uns à côté des autres. La concentration en poussière est importante. Pour améliorer la situation, nous travaillons de concert avec la Santé au Travail de Dunkerque (CEDEST), la CRAM, le CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail) et les employés. Nous avons installé des hottes aspirantes au niveau de la coulée. Nous envisageons également de traiter à la source les poussières métalliques, c’est-à-dire qu’elles soient contenues à l’intérieur de la machine et qu’elles ne puissent plus se répandre dans l’atmosphère. L’avantage de ce système ? On pourrait recycler les poussières. L’investissement serait conséquent mais avec ce recyclage, on rentabiliserait le processus ».



