La lutte contre les TMS s'engage... Convertir en PDF  Imprimer  Envoyer par email 

Le services en quelques chiffres

167 800 salariés suivis sur la métropôle Lilloise

200 collaborateurs dont 75 médecins du travail

TMS, ils témoignent...

Marc Bourdon, Correspondant méthodes chez Conté, filiale du groupe BIC
Santé au Travail Coquelles (ASTIL 62)

Les usines Conté à Boulogne-sur-Mer et Samer (62) emploient 304 personnes pour la  fabrication d’articles d’écriture. Sur ces 3 dernières années, l’entreprise a enregistré une recrudescence de demande de reconnaissance de maladies  professionnelles. Plusieurs opératrices sont atteintes de multiples pathologies articulaires (poignet, coude, épaule). Age et ancienneté du personnel n'arrangeant pas ! En parallèle, le service des ressources humaines établit le coût réel d’une reconnaissance de maladie professionnelle pour l’entreprise. Face à un coût élevé, la lutte contre les TMS s'est engagée. Aidée par de multiples acteurs : opérateurs, CHSCT, service sécurité, Service de Santé au Travail de Coquelles (ASTIL 62), CRAM... Au programme : observation du travail et interviews des salariés. 3 actions à risque sont dégagées et font l’objet d'une étude approfondie : le conditionnement des crayons (gestuelle de mise en forme des boîtes contraignante), le chargement et l’approvisionnement de la machine (port de charge lourde, travail répétitif d’alimentation), et le dysfonctionnement répété de la distribution des capuchons sur la machine. Après 18 mois d'études, nous avons opéré des changements d’ordre technique, comme par exemple l'investissement dans des élévateurs afin de réduire le port de charge. Mais aussi humain, une personne a été formée à l’analyse ergonomique et à la prévention des TMS. Elle est consultée pour chaque conception de nouveaux postes de production. »

Fabrice Veret,
Chargé sécurité environnement chez Faiveley Transport, concepteur et fabricant de systèmes de freinage ferroviaire
Santé au Travail Amiens (ASMIS)

320 salariés et une recrudescence des arrêts de travail supérieurs à 5 jours dus aux Troubles Musculo- Squelettiques (TMS). 600 jours d'arrêt sur l'année 2006, dont 70 % concernent le rachis. Pas vraiment surprenant, puisque notre activité se compose à 90 % d'assemblage manuel. Tel est le constat dressé par le médecin du travail et l’infirmière du Service de Santé au Travail d’Amiens (ASMIS). Notre document unique met d'ailleurs l'accent sur les risques liés aux manutentions manuelles. Il était temps de réagir ! Nous avons constitué un groupe de travail. Son objectif ? Analyser les conditions de travail et de postures des salariés d'une chaîne de production. Première action : un questionnaire interne pour 35 salariés afin de cibler les douleurs liées au poste. Ensuite, aidés par l'ergonome de la Santé au Travail d'Amiens (ASMIS), nous avons examiné un film, que nous avions tourné sur cette chaîne de production. Cela a permis d'observer le travail dans sa réalité. A partir de là, nous avons établi des fiches critiques de poste, mettant en avant les points à améliorer. Une maquette de la nouvelle implantation de l'atelier a été réalisée. Les résultats de cette étude ont provoqué la réorganisation de la ligne d'assemblage. Finis les déplacements inutiles ! Certains outils ont également été changés. Prochaines étapes avec le médecin du travail : analyse du nombre de plaintes d'ordre lombalgique et tendineux recensés depuis la mise en place du plan d'action, et lancement d'un deuxième questionnaire/salariés. Nous verrons alors si les changements ont réellement porté leurs fruits. Mais nous savons que nous sommes sur la bonne voie... »