24 h avec... Vincent Convertir en PDF  Imprimer  Envoyer par email 

Le services en quelques chiffres

167 800 salariés suivis sur la métropôle Lilloise

200 collaborateurs dont 75 médecins du travail

Vincent, 47 ans, est un « lève tôt »… et pour cause ! Il est boulanger. Partons au pays des petits pains chauds et des baguettes qui croustillent…

 

 

 

 

 

 

 

3h00

Il est tôt… très tôt. Alors que la plupart des gens sont encore dans les bras de Morphée, une catégorie d’artisans commence leur journée. Ce sont les boulangers ! Vincent en est un digne représentant. Après quelques années à pétrir pour les autres, il pétrit aujourd’hui pour son compte depuis plus de 20 ans.

 

3h15

Vincent est en coulisse. Son premier geste ? Mettre en route le pétrin. Il façonne ensuite les boules de pâtes, les fait cuire et prépare les baguettes.

 

4h30

C’est l’heure des préparations gourmandes : petits pains au chocolat, croissants et autres viennoiseries. Le ballet des fours va durer encore 3heures.

 

7h00

La vendeuse arrive. Elle a une heure pour tout installer avant le premier flot de clients.

 

8h00

Les grilles de la boulangerie s’ouvrent. L’odeur de pain chaud se répand. Il faut servir les clients, même si l’installation n’est pas encore finie. Vincent met donc souvent « la main à la pâte » pour aider sa salariée.

 

Jusque 13h00

Le rythme va s’alterner. Quelques clients dans le creux de la matinée, et tout repart à l’approche du déjeuner. Les moments de calme sont l’occasion pour Vincent de faire un peu d’administratif.

 

15h00

Fin de la coupure pour Vincent. Il s’est reposé avant d’attaquer l’après-midi. Il va falloir tenir jusque 19h30.

 

17h00

La vendeuse de Vincent vient le voir. Elle se plaint de maux de tête : « Vincent auriez-vous un peu d’aspirine ? » Instinctivement, Vincent aurait accepté de lui en donner, mais voilà il se souvient… Quelques temps auparavant, il a reçu la visite d’une
Secrétaire Assistante en Santé Travail, venue l’aider pour remplir son document d’évaluation des risques professionnels. Ensemble, ils avaient discuté des responsabilités du chef d’entreprise, de ses droits et de ses devoirs. C’est à cette occasion qu’il a appris qu’il ne pouvait pas donner de cachet à une salariée. Que lui répondre alors ? La boulangerie ferme dans 2h30, Vincent peut assumer seul jusque là.
Qu’elle rentre chez elle et aille voir son médecin traitant. Vincent, lui, appellera son Service de Santé au Travail pour savoir si ce n’est pas l’inhalation de farine ou le bruit ambiant qui provoque le mal-être de sa salariée.