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Le services en quelques chiffres

167 800 salariés suivis sur la métropôle Lilloise

200 collaborateurs dont 75 médecins du travail

La pandémie de grippe réveille le risque infectieux. Avec lui, les règles de base de l’hygiène se rappellent à nos bons souvenirs. Faire attention à d’éventuelles contaminations impliquent de se laver les mains régulièrement et de renforcer le nettoyage des locaux. Des règles de base de la vie collective, que nombre d’entre nous appliquent déjà, sans attendre que la grippe ne se pointe. Mais la grippe se transmet par les postillons et l’écoulement nasal. Et là, apparaissent les masques. Faut-il en acheter ? Et lesquels ?

 

Les images sont fortes. Des hommes masqués envahissent les médias. Ils combattent  le risque infectieux de grippe. Et s’en protègent. Alors, devrions-nous faire comme eux, cet hiver 2009-2010 ? Afin de répondre à cette question, qui touche autant à nos porte-monnaie qu’à nos élégances, faisons un petit voyage au creux des textes et des normes.

Les masques « chirurgicaux »


Ces masques sont utilisés en bloc opératoire. Il est donc facile de comprendre leurs rôles et leurs usages. Ils font barrière aux projections liées à la respiration, la conversation ou l’éternuement. Quand nous les portons, nous évitons donc de projeter des virus dans notre environnement. On comprend déjà que ces masques sont surtout utiles en cas de maladie, quand nous sommes infectieux pour autrui. Dans ces cas, ils sont donc conseillés, notamment à la maison. Pour protéger notre entourage immédiat.

Les masques FFP2


Sous ce sigle, se cache le masque dit « en bec de canard ». Effectivement, ces masques donnent à notre visage un aspect qui n’est pas sans rappeler ce volatile. Son rôle : nous protéger d’autrui. Il se porte donc quand on est exposé à un risque de contamination : contact avec des malades, contact avec des déchets à risques infectieux, les prélèvements ou vêtements provenant de malades. Il existe des masque FFP2 n’ayant pas la forme de « bec de canard ». Ils conviennent également, mais il est plus difficile de parler quand on en porte un. Bec de canard ou non, un masque FFP2 se reconnait au marquage FFP2 qui figure sur chaque masque.

Les mesures « barrière »

Ces masques, en milieu de travail, entrent dans le cadre général des EPI, autrement dit « les équipements de protection individuelle ». Ils constituent des obstacles à la transmission du virus et entrent donc dans les « gestes barrière » de la campagne nationale de prévention et de lutte contre la pandémie grippale. Selon les textes officiels, les masques chirurgicaux seront à disposition gratuite des malades en situation de pandémie niveau 5B ou 6 (voir encadré). Dans ce même niveau de pandémie, les masques FFP2 sont indiqués pour trois catégories de personnel : en contact étroit avec des malades ou leurs effets, en contact avec des déchets ou des ordures ménagères, en contact étroit et régulier avec le public. Enfin, rappelons, qu’en application de la circulaire DGT du 3 juillet 2009 (Ministère du Travail) l’employeur peut estimer nécessaire de proposer ou d’imposer le port des masques chirurgicaux à tout ou partie de ses salariés en fonction de l’appréciation des risques consignée dans le document unique d’évaluation des risques actualisé.

 

 

A différents niveaux, différentes mesures...
Niveau 3 A : cas humains isolés à l’étranger
Niveau 3 B : cas humains isolés en France
Niveau 4 A : début de transmission interhumaine efficace à l’étranger
Niveau 4 B : début de transmission interhumaine efficace en France
Niveau 5 A : extension géographique de la transmission interhumaine du virus
Niveau 5 B : niveau 5 A, avec extension géographique en France
Niveau 6 : Pandémie grippale
Niveau 7 : fin de vague pandémique ou de pandémie

 

 

SERVICES EN ACTION ! Santé au Travail Amiens (ASMIS) Outre une veille sanitaire, une cellule de crise et un numéro spécial, la Santé au Travail d’Amiens a envoyé à ses adhérents un courrier explicatif clair et précis pour les informer au sujet de la grippe A (H1N1) 2009, accompagné d’une affiche. Un geste simple mais efficace.
La preuve, Patricia Malterre, des Etablissements Malterre (15 salariés) confie que ce courrier lui a facilité la vie : « En le recevant, j’ai enfin su ce que je devais mettre en place en tant que chef d’entreprise. L’ASMIS a mis à notre disposition des conseils pratiques. L'information était hiérarchisée. J’ai pu rédiger une procédure que je fais signer aux salariés. Chacun sera informé en cas de pandémie. Cela m’a permis de répondre aux questions qui se posaient en interne, mais également à celles de mes clients, qui étaient soucieux de savoir ce que je mettais en place. Je vais également afficher le poster reçu avec le courrier au niveau du lavage des mains. Pour le plan de continuité de l’activité, j’ai trouvé des réponses sur le site Internet du service. Enfin pour mon approvisionnement en masque, sur simple demande, j’ai reçu une liste non exhaustive de fournisseurs. Comme quoi, un simple courrier peut changer les choses ! »

SERVICES EN ACTION ! Santé au Travail Roubaix-Tourcoing (AIMST) Les adhérents au Service de Santé au Travail de Roubaix-Tourcoing peuvent demander par l’intermédiaire du médecin du travail, une sensibilisation face au risque de grippe A (H1N1) 2009. L’équipe de Secrétaires Assistants en Santé Travail (SAST) s’en occupe. Son objectif ? Informer et sensibiliser. Magalie Delbecque, responsable Qualité Hygiène
Sécurité Environnement de la société Brenntag (30 salariés - site de Wattrelos) y a fait appel. Elle témoigne : « Notre entreprise distribue à ses clients des produits chimiques. Outre les risques habituels, le H1N1 est venu se rajouter aux problématiques de prévention. Pour répondre aux nombreuses questions des salariés, nous avons contacté notre Service de Santé au Travail. Suite à quoi, nous avons reçu la visite de Philippe Cointe, SAST. Modes de contamination, symptômes, ports des équipements de protections... les aspects théoriques de cette visite ont rassuré le personnel. En outre, équipé d’un produit révélateur, nous avons pu tester la manière dont nous nous lavons les mains. Nous avons eu des surprises au niveau des ongles ou des pouces. Nous sommes très satisfaits de cette sensibilisation. Elle nous a rappelé que certains gestes du quotidien, comme se laver les mains... sont en fait si simples et peuvent faire la différence ! »