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LEGRAND

Maintien dans l'emploi: mission accomplie !

Spécialiste mondial en équipements électriques et numériques du bâtiment, LEGRAND propose 215 000 références en 78 familles de produits, pour le résidentiel, le tertiaire et l’industriel. A Guise, en Picardie, LEGRAND emploie 52 personnes pour un âge moyen de 54 ans et 51 % de femmes, qui produisent coffrets et prises industrielles sur des marchés stratégiques. Devant des problématiques identifiées sur une ligne d’assemblage de coffrets, LEGRAND fait appel à MTA, son service de santé au travail, en accord avec son CHSCT. Des solutions, applicables sur d’autres lignes de fabrication, ont été déployées.

Médecin du travail à MTA, le Dr Serge Gibbe a suivi LEGRAND durant des années : « J’ai toujours eu une écoute très attentive, avec des interlocuteurs très réactifs. Quand s’est présenté le cas d’une employée de 55 ans pour laquelle de nombreuses restrictions avaient déjà été formulées, la recherche d’une solution par le maintien dans l’emploi, plutôt qu’une inaptitude, s’est imposée tout naturellement à chacun : direction, CHSCT, salariés. Toutes les conditions de réussite étaient réunies au sein de l’entreprise ».

Travailler ensemble pour des solutions

« Du fait de douleurs exprimées par des salariés et d’arrêts maladie, les lignes d’assemblage “offrets” avaient déjà attiré notre attention », précise Edwige Famechon, chargée d’étude Qualité Sécurité Environnement. Sous l’impulsion du CHSCT, une intervention conjointe des ergonomes de MTA et du Sameth est initiée pour aménager la ligne d’assemblage d’une salariée avec restrictions d’aptitude. Pour Edwige Famechon, « La réussite repose sur la participation et l’expression de chacun. D’où la mise en place d’un groupe “agents”, d’un groupe “technique”, d’un pilote et d’un comité de pilotage incluant la direction. Avec une planification précise des investigations et des restitutions ».

Mettre en œuvre une méthodologie rigoureuse

Ergonome à MTA, Laurence Samain explique la démarche mise en place sous forme de conduite de projet : « Observation des situations de travail, entretiens individuels sur la base du volontariat, questionnaires santé, questionnaire de Karasek, mesure des niveaux d’éclairement et d’ambiance physique, analyses biomécaniques et mesures des efforts, réunions avec les agents. Les solutions ont été étudiées en commun et évaluées avant mise en oeuvre ». De ce fait, les restitutions en comité de pilotage permettaient d’aborder une approche globale et constructive de la situation. « Nos préconisations ont été mises en œuvre, dans une parfaite concertation ».

Bénéficier d’aides techniques et financières

« La salariée concernée est titulaire d’une reconnaissance de qualité de travailleur handicapé », précise Christophe Jankovsky, responsable du service “Accompagnement dans l’emploi” de l’actuel CAP Emploi. « Nous sommes intervenus à toutes les étapes avec MTA, mais aussi pour pré parer un dossier de demande de financement auprès de l’Agefiph. Ce dossier doit être pertinent, argumenté en termes de compensation du handicap et avec une proposition de plan de financement élaborée avec l’employeur ».

Bilan des actions

Edwige Famechon conclut : « Tout ceci se construit dans la confiance et la durée. Les modifications mises en œuvre peuvent se déployer sur l’ensemble des lignes de fabrication, bénéficiant ainsi à chaque salarié ». Les résultats sont là : « mise en place d’une sertisseuse pneumatique, d’un chariot spécifique, de postes de travail ½ temps assis, ½ temps debout. Au total, 18 risques de TMS identifiés (coude, épaule, port de charge) et supprimés. Des opératrices avec moins de douleurs et moins fatiguées. »




LEGRAND
Équipements électriques et numériques du bâtiment

52 salariés
Edwige Famechon, chargée d’étude Qualité Sécurité Environnement
GUISE

SANTÉ AU TRAVAIL DE L’AISNE (MTA)

(Publié dans le N°45 : Manutentions: portez-moi bien !) le 22/01/2019

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