Brèves

Bureau International du travail
4 % DU PIB MONDIAL PAR AN !

Depuis 2003, le Bureau International du Travail, en collaboration avec l’Organisation Internationale du Travail, célèbre chaque année, le 28 avril, une « Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail ». L’occasion de publier un bilan annuel. Pour le BIT, à travers le monde, 5 000 personnes meurent chaque jour d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle. Au total, 268 millions d’accident du travail non mortels se produisent et 160 millions de nouveaux cas de maladies professionnelles sont enregistrées chaque année. Tout ceci a un coût estimé à 4 % du PIB mondial, en indemnités et absence au travail. (Source : journée-mondiale.com)

Journée Mondiale de Sécurité et la Santé au travail
LE STRESS AU TRAVAIL : UN DÉFI COLLECTIF.

L’édition 2016 de la Journée mondiale de la sécurité et la santé au travail a pour thème le stress au travail. Pour le Bureau International du Travail et l’Organisation Internationale du Travail, les risques psychosociaux en général et le stress au travail en particulier, concernent tous les salariés et toutes les entreprises à travers le monde. A l’origine de cette montée en puissance du stress au travail : « la concurrence accrue, les attentes plus élevées sur les performances et de longues heures de travail contribuent à ce que le lieu de travail devienne un environnement toujours plus stressant. Avec le rythme de travail dicté par des communications instantanées et des niveaux élevés de concurrence mondiale, les lignes de séparation entre le travail et la vie privée sont de plus en plus difficiles à identifier. En outre, avec les changements importants dans les relations de travail et la récession économique actuelle, les travailleurs sont confrontés à des changements organisationnels et des restructurations, au manque d’opportunités, à du travail de plus en plus précaire, à la peur de perdre leur emploi, à des licenciements massifs, au chômage et à la diminution de la stabilité financière, avec de graves conséquences pour leur santé mentale et leur bien-être ».
(Source : Organisation Internationale du Travail)

Baromètre CAPEB/IRIS
55 % DES CONJOINT (E) S D’ARTISAN, SOUVENT EXPOSÉS AU STRESS.

La CAPEB et le pôle d’innovation IRIS-ST, ont publié les résultats de la première enquête sur la santé et les conditions de travail des conjoint(e)s d’artisans du bâtiment. Fortement impliqué(e)s dans la vie de l’entreprise, 40 % d’entre eux ont du mal à se projeter et 34 % se sentent pessimistes pour l’avenir de l’entreprise. 55 % d’entre eux se sentent souvent stressé(e)s. 62 % travaillent 6 jours sur 7 dans l’entreprise. 48 % estiment ne pas être assez disponible pour leur famille. Le stress chronique a des conséquences sur le bien-être mental et physique des conjoint(e)s d’artisans du BTP.
(Source : Baromètre ARTI-SANTE BTP 2015, Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment et IRIS-ST

Association Française de la Normalisation
SANTÉ ET QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL : ÉCHANGEZ AVEC LE QUÉBEC !

Pour la première fois, le groupe AFNOR, le bureau de normalisation du Québec et le groupe Québécois LEVIA, organisent avec le soutien d’un réseau de partenaires (dont Entreprise & Santé), une série de rencontres en France, pour favoriser le partage de connaissances sur le bien-être et la qualité de vie au travail. Vous êtes dirigeant d’entreprise, DRH, manager, médecin du travail, préventeur, représentant du personnel ? Cet évènement est le vôtre ! Au programme, une série de rendez-vous ouverts à tous. Autant d’occasions de rencontrer des experts français et québécois, de développer des partenariats et d’identifier des bonnes pratiques en matière de promotion de la santé en entreprise : hygiène de vie, santé des salariés, équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Voir rubrique Agenda de ce numéro, page 31.
(Source : AFNOR, afnor.org)

(Publié dans le N°34 : Santé au travail : PLUS EFFICACE À PLUSIEURS !) le 01/06/2016

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SANTÉ ET QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL

Les partenaires sociaux apportent une définition de la « Qualité de Vie au Travail », avec la signature de l’Accord National Interprofessionnel du 19 juin 2013. Depuis 2004, chaque année, le réseau ANACT-ARACT organise la semaine pour la Qualité de Vie au Travail (Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail – Associations Régionales pour l’Amélioration des Conditions de Travail). De 2012 à 2014, le Groupe AFNOR (Association Française de Normalisation) a piloté une expérimentation en Aquitaine sur la mise en œuvre de programmes Santé et Qualité de Vie au Travail, au sein de plusieurs entreprises. La santé et la qualité de vie au travail sont de plus en plus reconnues comme étant des facteurs de développement d’une entreprise.

Accord National Interprofessionnel

Le 19 juin 2013, les partenaires sociaux (CFDT, CFTC, CFE CGC, organisations patronales) ont signé l’Accord National Interprofessionnel « Vers une politique d’amélioration de la Qualité de vie au travail et l’Egalité professionnelle ». L’arrêté du 13 avril 2014 (Journal Officiel du 23 avril 2014) a étendu cet Accord National pour une durée de 3 ans. Cet accord réaffirme l’importance de la Qualité de vie au travail l’amélioration des performances et de la compétitivité de l’entreprise, en ces termes : « La compétitivité des entreprises passe notamment par leur capacité à investir et à placer leur confiance dans l’intelligence individuelle et collective pour une efficacité et une qualité du travail. Elle dépend aussi de leur aptitude à conjuguer performances individuelles et collectives dans le cadre du dialogue social. La qualité de vie au travail contribue à cette compétitivité ». Cet accord ouvre des pistes concrètes pour mener des démarches d’amélioration de la Qualité de vie au Travail.
La Qualité de vie au travail « peut se concevoir comme un sentiment de bien – être au travail perçu collectivement et individuellement qui englobe l’ambiance, la culture de l’entreprise, l’intérêt du travail, les conditions de travail, le sentiment d’implication, le degré d’autonomie et de responsabilisation, l’égalité, un droit à l’erreur accordé à chacun, une reconnaissance et une valorisation du travail effectué ».
Voici les éléments clés constitutifs d’une politique d’amélioration de la Qualité de vie au travail, selon les termes de cet accord :
•la qualité de l’engagement de tous à tous les niveaux de l’entreprise ;
•la qualité de l’information partagée au sein de l’entreprise ;
•la qualité des relations de travail ;
•la qualité des relations sociales, construites sur un dialogue social actif ;
•la qualité des modalités de mise en œuvre de l’organisation du travail ;
•la qualité du contenu du travail ;
•la qualité de l’environnement physique ;
•la possibilité de réalisation et de développement personnel ;
•la possibilité de concilier vie professionnelle et vie personnelle ;
•le respect de l’égalité professionnelle.

Le titre V de cet accord est explicite : « Améliorer la qualité de vie au travail et l’égalité professionnelle dans le cadre du dialogue social pour contribuer à rendre l’entreprise plus compétitive ». Car, la mise en œuvre d’une démarche d’amélioration de la qualité de vie au travail passe par la qualité du dialogue social, en encourageant et favorisant l’expression des salariés. Elle repose sur trois axes principaux :

•Etablir un diagnostic préalable
•Définir des indicateurs spécifiques de l’entreprise
•Accompagner les équipes de direction et le management.

Cet accord national constitue une « reconnaissance officielle » de l’importance de la Qualité de vie au travail.

AFNOR Compétences et la coopération avec le Québec

Au Québec, le Groupe Entreprise en Santé est organisme sans but lucratif créé en 2004. Après avoir développé en entreprises des démarches « Entreprise en Santé », il est à l’origine de la norme Québécoise BNQ 9700-800, véritable mode d’emploi pour « l’intégration des meilleures pratiques de la santé globale au travail (physique et psychologique) afin de favoriser la santé des individus et la compétitivité des entreprises, contribuant ainsi à la vitalité de l’économie québécoise ». La coopération entre AFNOR Compétences et Entreprises en Santé vise à promouvoir ces approches en France. AFNOR Compétences propose aujourd’hui une formation « Chef de Projet Santé Qualité de Vie au Travail ». Cette formation permet de maîtriser les enjeux d’une démarche SQVT, en associant étroitement apports théoriques et échanges de pratiques. Au Québec, la démarche intègre quatre axes : équilibre travail/vie personnelle, environnement de travail, pratiques de management, habitudes de vie. Le retour sur investissement est de 1,50 à 3,8 à dollars pour 1 dollar investi, quand une démarche rigoureuse et structurée est déployée. D’où, l’intérêt de s’inspirer d’une norme.

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