La santé au travail dans les Hauts-de-France: QUE PENSENT LES SALARIES DE LEUR SANTE ET DE LEUR TRAVAIL?

Dispositif national depuis 2008, l’observatoire Evrest recueille des données sur un échantillon annuel de salariés. Les salariés des entreprises privées sont sollicités lors des entretiens systématiques de santé au travail, réalisés par les médecins du travail participants au dispositif, ou leurs infirmiers-ères. Les résultats présentés ci-dessous portent sur les données recueillies en 2016-2017 auprès de 26 418 salariés au niveau national, dont 4 503 salariés des Hauts-de-France.

Un travail plutôt apprécié

Plus de 8 salariés sur 10 considèrent que leur travail leur permet d’apprendre, qu’il est varié, qu’ils ont les moyens de faire un travail de bonne qualité, qu’ils ont des possibilités suffisantes d’entraide et de coopérations et que leur travail est reconnu par leur entourage professionnel. Et 3 salariés sur 4 estiment avoir le choix de la façon de procéder.

Des contraintes temporelles importantes

1 salarié sur 2 rapporte des interruptions de tâches. Elles perturbent le travail dans 56 % des cas. Plus d’un salarié sur 3 déclare dépasser ses horaires normaux et avoir des difficultés liées à la pression temporelle.

Des contraintes physiques

  • 62% des salariés rapportent des gestes répétitifs.
  • 58% des salariés citent les postures contraignantes et la station debout prolongée
  • 52% des salariés citent le port de charge.
  • Un quart des salariés vivent comme pénibles les postures contraignantes et les ports de charges lourdes.

La santé psychique

Dans les 7 derniers jours :

  • 27% des salariés rapportent un problème de fatigue ou de lassitude.
  • 20% des salariés rapportent un trouble du sommeil.
  • 19% des salariés rapportent une anxiété, une nervosité.

Source : Atlas régional de la santé au travail 2018.

visuel de l'atlas

Atlas régional de la santé au travail 2018

L’enquête régionale sur les inaptitudes médicales au poste de travail

Depuis 10 ans, les médecins du travail référents du réseau régional Santé Travail Maintien dans l’Emploi (Stme) et l’Institut de Santé au Travail du Nord de la France ont mis en place un recueil annuel et anonyme de données auprès des équipes santé – travail de la région Hauts-de-France. En 2017, 249 médecins du travail de la région Hauts-de-France ont participé à cette étude, recueillant un échantillon de 4 342 dossiers d’inaptitude médicale.

Quelle est l’origine de l’inaptitude médicale ?

  • 30 % : origine professionnelle de la pathologie
    Dont 27 % pour accident du travail, 31 % pour maladie professionnelle, 42 % pour maladie à caractère professionnel.
  • 70 % : origine non professionnelle de la pathologie.

Quel est le profil des salariés déclarés inaptes ?

  • 64 % des salariés déclarés inaptes ont 45 ans et plus.
  • 45 % des salariés sont ouvriers.
  • Plus de 70 % des salariés déclarés inaptes ont une formation de niveau inférieur au baccalauréat.
  • Par rapport au tissu industriel régional, les salariés déclarés inaptes sont plus souvent issus des secteurs Industrie manufacturière, Construction, Commerce et activités des services administratifs et de soutien, Santé humaine et action sociale.

Pour quelles pathologies ?

  • En 2017, deux groupes de pathologies totalisent plus de 75 % des pathologies en cause dans l’inaptitude :
  • Le système ostéo-articulaire (47 % des salariés déclarés inaptes),
  • Les troubles mentaux et du comportement (29 %) : la souffrance au travail représente 70 % de ces troubles, soit 20 % de l’échantillon.

1- Évolutions et relations en santé au travail
2-Sur un total de 538 médecins du travail des services interentreprises et autonomes de santé au travail et de la Mutualité sociale agricole.

(Publié dans le N°47 : Hauts-de-France: 2017, une addition de 610 millions d’euros !) le 12/07/2019

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies ou de technologies similaires : nous conservons et analysons les informations relatives à vos dernières visites à des fins d'analyse en vue de comprendre comment les internautes consultent notre site pour, à terme, le rendre plus intuitif. Nos contenus sont également partagés sur les réseaux sociaux

En savoir plus sur les cookies (PDF)

Afin de continuer à améliorer la protection de vos données personnelles, nous avons mis à jour notre politique de confidentialité (PDF)