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Mader Colors

La prévention en couleurs !

Trois millions de de peintures décoratives sont produites, chaque année, chez Maders Colors à Maroeuil, près d’Arras. Soit 10 000 tonnes de peintures, pour une entreprise de 100 salariés, dont 60 sont à la production. Il y a peut-être une peinture venant de Maroeuil sur votre façade ou un de vos murs… Fabriquer de la peinture, c’est les risques chimiques. Voici une coopération exemplaire entre une entreprise et son Service de Santé au Travail, à savoir l’Association Santé Travail 62/59.

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Pour Aurélie Vermesse, directrice du site Maders Colors de Maroeuil, « l’information et la formation sont des atouts majeurs pour la réussite d’une politique de prévention du risque en milieu industriel. Avant de travailler avec l’AST 62/59, nous avions eu des formations peu efficaces ! ». Et de préciser, dans la foulée : « L’explication est simple. La collaboration avec notre médecin du travail, le docteur Nathalie Kraus, est très opérationnelle. Avec un ingénieur de son Service de Santé au Travail, elle a initié une démarche d’accompagnement adaptée à nos processus de fabrication, nos postes de travail et notre personnel ».

Premier temps : observer

La démarche a démarré par une visite sur site d’Erwan Daniel, IPRP1 à l’AST 62/59, afin d’observer le processus de fabrication et l’ensemble des postes.Des analyses de composés organiques volatils dans l’air ont été réalisées grâce à un détecteur PID 2, agrafé au vêtement de travail de l’opérateur, afin de suivre l’exposition en temps réel et ainsi repérer les phases de travail polluantes de certains postes. Ces résultats ont ensuite été analysés en commun.

Deuxième temps : créer un support d’information

A partir de cette « photographie de la situation », Erwan Daniel a réalisé un diaporama sur les produits et leurs étiquetages, les risques et les moyens de protection individuelle et collective. Un zoom particulier a été consacré à l’identification et la signification des nouveaux pictogrammes que les salariés peuvent découvrir sur les matières premières. Aline Simon, animatrice Hygiène Sécurité Environnement, témoigne : « L’important, c’est d’avoir un support complètement adapté à notre situation. En plus, ce support était très visuel et comprenait des exercices ludiques et concrets ».

Troisième temps : échanger et dialoguer

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Avec ce support, six équipes de 10 salariés (fabrication, conditionnement, laboratoire et réception) ont dialogué avec Aline Simon et Erwan Daniel. Cela a permis des échanges très précieux entre personnels de services différents. Une réunion de CHSCT a eu lieu, en présence du docteur Nathalie Kraus, ce qui a permis de faire une synthèse. Et Aline Simon de préciser : « L’intervention d’une personne extérieure, venant du Service de Santé au Travail, avec le suivi de notre médecin du travail, est capitale. Cela apporte impartialité et crédibilité. D’autant que monsieur Daniel, IPRP à l’AST 62/59, s’est particulièrement impliqué. Le but est de nous faire progresser sur la sécurité et la santé, en faisant comprendre l’importance des équipements de protection individuelle ou collective. Nos sommes toujours en contact avec eux pour des améliorations de postes et d’équipements, qui sont en cours… ».

1 IPRP : Intervenant de Prévention des Risques Professionnels
2 PID : Détecteur par Photo-Ionisation

(Publié dans le N°14 : L'obligation de reclassement) le 15/07/2011

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