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MAISON DES SERVICES DE NIELLES-LÈS-BLÉQUIN Fédération ADMR du Pas-de-Calais

Service à la personne: le risque chimique existe aussi !

nouvel etiquetage Premier réseau associatif français du service à la personne, l’ADMR, Aide à Domicile en Milieu Rural, a plus de 70 ans d’ancienneté et d’expérience. Au niveau national, cette fédération représente 3 300 associations regroupant, elles-mêmes, 110 000 bénévoles et 103 000 salariés. Rattachée à la fédération ADMR du Pas-de-Calais, l’association d’aide à domicile de Nielles-lès-Bléquin anime l’une des 29 maisons des services du département. Située dans l’arrondissement de Saint-Omer, elle regroupe près de 50 auxiliaires de vie et aide-ménagères intervenant sur 51 communes. Suivie par le docteur Nicole Webster, médecin du travail à PÔLE SANTÉ TRAVAIL MÉTROPOLE NORD, l’ADMR de Nielles-lès-Bléquin s’est engagée dans un travail original de sensibilisation au risque chimique.

«_ Lors d’une rencontre avec notre médecin du travail, le docteur Nicole Webster, nous nous sommes interrogés sur le risque biologique lié aux tâches auprès des patients, mais aussi sur le risque chimique, compte tenu du nombre de produits utilisés par nos intervenants aux différents domiciles des personnes prises en charge_ » nous déclare Céline Coquet, responsable de secteur. En septembre-octobre 2013, des modules de sensibilisation de deux heures par groupe de 10 à 15 personnes ont été mis en place, animés par le Dr Webster, Virginie Verschelle (assistante en santé au travail) et Samuel Chochoy (service toxicologie).

Du concret, rien que du concret !

ADMR Samuel Chochoy est intervenant en toxicologie industrielle à PÔLE SANTÉ TRAVAIL Métropole Nord. Le risque biologique était abordé par le médecin du travail. Dans le cadre de cette activité, le personnel n’avait pas forcément conscience de l’existence d’un risque lié à l’utilisation de produits dits « grand-public ». « C’est pourquoi, j’ai commencé par des récits d’accidents domestiques rapportés par les Centres Antipoison. Puis nous avons progressivement abordé l’utilisation dans le cadre d’une activité professionnelle où les quantités et les fréquences mises en oeuvre ne sont plus comparables avec celles du particulier. Nous avons également parlé de cette femme de 57 ans décédée en 2013 suite à la formation de chloramines lors d’un mélange d’eau de javel avec un produit ammoniaqué. Nous avons demandé de ramener des produits fréquemment utilisés dans les domiciles. J’ai moi-même amené mes propres produits ménagers, mes lunettes de protection, mes gants… ». Une fois les facons disposés sur la table, le groupe échange sur la nature du produit détergent, détartrant…), la connaissance des conditions d’usage et les risques pour la santé. La fragilisation de la peau, du fait de l’usage répété, est abordée. «_ L’étiquetage étant la première source d’information pour l’opérateur, j’ai également mis en place un jeu autour des anciens et nouveaux pictogrammes. Il était important de favoriser les échanges, en mutualisant les retours d’expérience de chacun_ ».

La différence entre acides et bases, l’interdiction de mélanger les produits, le respect des dilutions, l’importance de protéger et de prendre soin de sa peau sont des points capitaux. En ce qui concerne la protection cutanée, des discussions entre le personnel, la direction et le service de santé au travail ont eu lieu à travers la présentation de différents gants. Chaque salarié est également reparti avec une petite plaquette d’information à glisser dans le sac, réalisée en association avec le service communication de PÔLE SANTÉ TRAVAIL Métropole Nord.

Des enseignements inattendus

«_ Le fait que cela soit concret et participatif est gage de réussite. Le personnel a très apprécié la démarche. Nous intervenons au domicile. Les produits ne sont pas choisis par nos intervenants. Nous nous interrogeons sur le fait de pouvoir dire si tel ou tel produit peut être habilité par l’association… La qualité des gants mis à disposition a posé question. Nous avons opté pour des gants de qualité supérieure, en nitrile avec un focage coton à l’intérieur_ » nous déclare Céline Coquet. Samuel Chochoy précise : « Ces gants sont plus chers à l’achat, mais entraînent moins de dépenses à long terme. L’ADMR a écouté cette réfexion globale, partie des constats de terrain. Nous sommes là pour accompagner t aider les entreprises face aux risques ».

Le fait que cela soit concret et participatif est gage de réussite
Céline Coquet, responsable de secteur, ADMR

*MAISON DES SERVICES DE NIELLES-LÈS-BLÉQUIN
Fédération ADMR du Pas-de-Calais (Aide à Domicile en Milieu Rural)*
Service à la personne
50 salariés
Céline COQUET, responsable de secteur
PÔLE SANTÉ TRAVAIL Métropole Nord

(Publié dans le N°27 : Les solvants sont partout...) le 05/08/2014

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