Témoignages

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Relais des Moëres

Bien-être et qualité de vie au travail : une orientation associative !

Au Relais des Moëres, environ 50 professionnels accompagnent des résidents en situation de handicap. Les personnes accueillies sont atteintes d’une déficience intellectuelle, sévère à profonde, avec des Troubles Envahissants du Développement et des troubles du comportement associés. Certains résidents ont une perte d’autonomie liée à l’avancée en âge ou à un processus de vieillissement précoce inhérent à la pathologie. Le personnel, 24 heures sur 24, sept jours sur sept, déploie soins et attentions à chacun. Relevant de l’association des Papillons Blancs, l’établissement accueille 44 personnes, sur deux grandes maisons. Un accueil temporaire et/ou d’urgence s’est ouvert en mars 2013. Par ce dispositif, l’établissement participe à l’aide aux aidants. Son service de santé au travail, le CEDEST, accompagne le Relais des Moëres dans une démarche de prévention des Risques Psychosociaux.

Caroline Marcheau est directrice du Relais des Moëres depuis juin 2013 : « Le docteur Elisabeth Le Bihan, notre médecin du travail au CEDEST, rencontre les salariés en visite périodique ou à leur demande. Elle est force de propositions, en apportant l’objectivité du médecin. Elle joue le rôle très précieux de « baromètre » au niveau du climat social de la structure. Au regard d’antécédents complexes au sein du Relais des MOËRES, elle nous a proposé un accompagnement spécifique pour la question du risque psychosocial. Après présentation et échanges, cette démarche fut adoptée par l’ensemble des membres du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail, ainsi que la direction de l’établissement ». Depuis décembre 2014, Atika el Mourabit, psychologue du travail pour le CEDEST, accompagne le Relais des Moëres, aux côtés du docteur élisabeth Le Bihan.

Des professionnels aux compétences complémentaires

En contact personnalisé avec chaque résident, les équipes sont composées de professionnels aux compétences complémentaires : éducateurs, psychomotriciens, paramédicaux et médicaux, personnels d’assistance aux gestes de la vie quotidienne, de veille et de management. Chaque « Maison » comprend deux unités de 11 résidents chacune. Dans une maison, le projet est centré sur l’accompagnement de la perte d’autonomie. Dans l’autre maison, le projet est centré sur la guidance, le maintien et le développement des acquis par le biais d’activités extérieures (sportives, culturelles ou de loisirs). L’intervention de la psychologue du travail vient en complément d’actions menées en ergonomie, avec le CEDEST et, le cas échéant, le SAMETH (Service d’Aide au Maintien dans l’Emploi des Travailleurs Handicapés).

L’écoute et le regard du psychologue du travail

Atika el Mourabit résume : « Les risques psychosociaux ont une dimension individuelle et une dimension collective. J’ai pris le temps d’expliquer la démarche à l’ensemble du personnel, en précisant ma neutralité. Puis un questionnaire a été adressé à chaque salarié, pour évaluer le ressenti sur les conditions, la charge de travail, l’organisation, les missions, la maîtrise des émotions, les rapports sociaux, et plus globalement les difficultés rencontrées. Chacun était libre de répondre. Ensuite, des entretiens ont eu lieu avec les professionnels volontaires. L’important était d’avoir les regards croisés. » Ce diagnostic a été restitué en CHSCT, puis auprès des différentes équipes. Outre la définition et la reconnaissance du rôle de chacun, des règles de fonctionnement ont été redéfinies, pour redonner du sens au travail de chacun, en redynamisant l’écoute individuelle et collective. « Il faut absolument établir des temps d’échanges suffisant pour assurer une construction sociale solide, venant des collectifs de travail. C’est la condition pour inscrire les solutions dans la durée. Par ailleurs, la direction elle-même s’est engagée dans des changements la concernant. C’est bien un mouvement d’ensemble, sans chasse aux sorcières ! », conclut Atika el Mourabit.

LE RELAIS DES MOËRES, Etablissement médico-social
50 salariés
Caroline Marcheau, Directrice

TETEGHEM

SANTÉ AU TRAVAIL DE DUNKERQUE (CEDEST)

(Publié dans le N°33 : Chefs d’entreprises, salariés et travailleurs indépendants: évitons le Burnout!) le 02/03/2016

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