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Sia habitat, service courrier

Service courrier A nouveaux locaux, nouvelle organisation

Service Courrier

A nouveaux locaux, nouvelle organisation

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9 000 lettres sont mises sous pli et 500 à 600 lettres recommandées avec accusé réception sont expédiées, chaque mois, au service courrier du siège de Sia Habitat à Douai. Acteur majeur du logement social, Sia Habitat gère 30 000 logements sur le Nord et le Pas-de-Calais. En mai 2011, suite à une demande du Directeur des Ressources Humaines et en concertation avec le Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT), une étude ergonomique a été confiée à PÔLE SANTÉ TRAVAIL Métropole Nord. Moins d’un an après, les six salariés concernés bénéficient d’une nouvelle organisation et d’un réaménagement des locaux.

« Prendre en compte la façon de fonctionner de chacun permet d’avoir un projet d’aménagement et un projet d’équipe. » Valérie Mailly, Responsable des Moyens Généraux à Sia Habitat Métropole Nord

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« Basée sur une démarche participative », nous précise le docteur Picavez, médecin du travail à PÔLE SANTÉ TRAVAIL Métropole Nord, « l’étude a abouti à des propositions ambitieuses qui ont été prises en compte ». Pour cela, « il fallait comprendre le travail en partant de l’expression des salariés et arriver à une réorganisation concertée avec l’employeur grâce à un travail commun ». Deux spécialistes ont été mobilisés : Corinne Baczkowski, ergonome à PÔLE SANTÉ TRAVAIL Métropole Nord, et Thibault Guiho, psychologue du travail au CISST (Centre Inter-Services de Santé au Travail). En août 2011, les résultats de l’étude ont été présentés à l’équipe « courrier » et à Madame Odile Le Ven, Directeur des Ressources Humaines. En mars 2012, les plans de réaménagement ont été approuvés par le CHSCT. Les travaux ont suivi.

Point de départ : les équipes

Valérie Mailly est Responsable des Moyens Généraux à Sia Habitat : « nous avions un bureau avec deux collaborateurs et les machines de mise sous pli et d’affranchissement qui sont, par nature, bruyantes ; un deuxième bureau, plus petit, accueillait quatre collaborateurs ». L’étude a préconisé de regrouper les équipes en un seul bureau et d’isoler les machines. « Mais il y avait une autre dimension à prendre en compte : la notion d’équipe. Du fait de reclassements et du maintien dans l’emploi, les collaborateurs viennent de différents services : entretien des résidences, comptabilité, etc. Cela voulait dire des fiches de poste différentes pour un travail presque identique. Il a donc été nécessaire de remettre à plat l’organisation du travail et d’harmoniser les fiches de poste, ce qui a, en plus, permis de renforcer l’adhésion des équipes au projet… ».

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Allier matériel, gestion de l’espace et organisation

La réorganisation est allée plus loin que la rédaction des fiches de poste. Par exemple, chaque salarié du groupe « courrier » bénéficie aujourd’hui d’un mobilier individuel avec ordinateur personnel, bureau à caisson et armoire. Chacun a sa messagerie. Le départ et l’arrivée du courrier vis-à-vis des différents services de Sia Habitat se fait par une armoire à bannettes. Celle-ci n’est plus dans le bureau collectif. Elle a été isolée, afin de préserver le calme et la confidentialité du travail. Valérie Mailly précise : « Nous avons pu bénéficier de locaux plus grands et intégrer un technicien de maintenance qui était tout seul dans un bureau. Enfin, pour éviter les allées et venues aléatoires et chronophages, les différents services viennent désormais chercher leur fourniture deux fois par mois à un rythme régulier et organisé ». Au sujet du bruit, par exemple, les niveaux mesurés étaient de 64 db en LAeq1 pour l’affranchissement et de 76 db pour la machine de mise sous pli. Les deux ensembles exposaient les salariés à 72 db. Pour ce type de travail, qui requiert attention et concentration, la norme recommande de ne pas dépasser 50 db. « Nous avons donc isolé les machines en tenant compte des flux et des déplacements. L’ergonomie a permis d’avoir une approche globale du travail ».

Ergonome et psychologue du travail, une association gagnante

Pour Corinne Baczkowski, « le travail d’équipe pluridisciplinaire est notre richesse ; la complémentarité des champs de l’ergonomie et de la psychologie du travail a été essentielle dans la réussite de l’étude ; les préconisations ont été élaborées grâce à une réflexion commune entre le médecin du travail, l’ergonome, le psychologue du travail et l’entreprise». En tant qu’ergonome, elle a réalisé une analyse de l’organisation du travail. Après une analyse des tâches et des déplacements en situation réelle de travail, des relevés de métrologie de bruit et de lumière, elle a réalisé des entretiens avec chacun des salariés, pour la prise en compte du vécu au travail au quotidien. En tant que psychologue du travail, Thibault Guiho a réalisé, de son côté, des entretiens individuels pour établir un diagnostic psycho-social, permettant de faire émerger les conceptions propres à chacun sur la meilleure façon de faire son travail et leur impact sur les relations interpersonnelles. Ces approches sont complémentaires pour l’élaboration de préconisations concernant le partage des tâches et l’implantation des différents bureaux. Thibault Guiho précise : « Chacun a une façon différente de s’investir dans un travail, d’une part sur le plan individuel, d’autre part sur le plan collectif ; écouter ces différences permet de prendre en compte les affinités et les complémentarités ; nous sommes soumis au secret professionnel ; nous l’expliquons et les gens peuvent s’exprimer en confiance ; enfin nous faisons une restitution collective de nos propositions ». Valérie Mailly conclut : « prendre en compte la façon de fonctionner de chacun permet d’avoir un projet d’aménagement et un projet d’équipe. Les deux sont indissociables pour préserver la santé de chacun et la performance de l’entreprise ».

(1) Le niveau équivalent LAeq d’un bruit variable est égal au niveau d’un bruit constant qui aurait été produit avec la même énergie que le bruit perçu pendant la même période. Il représente l’énergie acoustique moyenne perçue pendant la durée d’observation (norme NF S 31-110 « Caractérisation et mesurage des bruits de l’environnement – Grandeurs fondamentales et méthodes générales d’évaluation »).

(Publié dans le N°18 : Alcool que veux-tu ? ) le 15/06/2012

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