Santé au Travail : 13 enseignements pour l’avenir

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La santé de chacun d’entre nous dépend de nombreux facteurs. Certains facteurs lui sont favorables ; d’autres lui sont défavorables. Tout est plus complexe qu’il n’y paraît. Exemple : le tabac peut procurer du plaisir… et peut générer des cancers du poumon. Le travail peut nuire à la santé… l’absence de travail aussi. Comme ils peuvent la favoriser sur le plan mental et psychologique, physique et biologique. Facteur de bien-être ou de mal-être : où se trouve l’équilibre ? Pour y répondre voici 13 enseignements pour l’avenir, issus de « l’expérience de terrain » des Services de Santé au Travail.

1. La demande augmente

Les exigences de santé progressent dans toute la société. Au niveau de nos concitoyens. Et de nous-mêmes, bien sûr. Et les entreprises sont concernées. Dans ce qu’elles vendent. Mais aussi dans la façon de produire ce qu’elles vendent.

2. Chacun est concerné

Au sein d’une entreprise, chacun a un rôle à jouer. Plus l’entreprise est grande, plus les risques sont variables d’un poste de travail à l’autre. Plus l’entreprise est petite, plus les risques sont identiques entre les salariés (ou le salarié) et le patron.

3. L’employeur est responsable

Le point commun entre les grandes et les petites entreprises est que l’employeur est responsable. Mais les moyens sont différents en fonction de la taille de l’entreprise. Plus l’entreprise est petite, plus les conséquences financières risquent de lui être inaccessibles.

4. Chaque entreprise participe à l’effort

Afin que la situation puisse progresser dans l’ensemble des entreprises, quelles que soient leurs tailles et leurs secteurs d’activité, elles doivent mettre en commun des moyens. Pour cela, les Services de Santé au Travail sont des organismes communs, sans but lucratif au service des entreprises.

5. Des expertises doivent être indépendantes

Les Services de Santé au Travail apportent conseils, expertises, assistances, informations et formations. Ils participent à la préservation et au développement de la santé des salariés. En toute indépendance, ils participent au dialogue entre salariés et employeurs.

6. L’expertise médicale est fondamentale

Pour agir au sein d’une entreprise donnée, il faut autant comprendre le travail effectué que lui apporter les dernières connaissances de la médecine, face aux risques, nuisances et dangers. La relation médicale avec le salarié préserve des espaces de dialogues utiles à chacun.

7. Des expertises complémentaires sont nécessaires

La multiplicité des situations de risques à analyser (risques physiques, biologiques, psychosociaux, etc) et la diversité des situations de travail à améliorer nécessitent équipes apportant des compétences complémentaires à celle du médecin du travail (infirmier, assistant en Santé au Travail, ergonome, psychologue, toxicologue,…).

Des prestations qui vont bien au-delà de la visite médicale.”Sandrine Dhieux, assistante chez Cloisonor Santé au Travail Lille (PÔLE SANTÉ TRAVAIL)

8. Les situations sont très variables

Les entreprises sont nombreuses et différentes. Mais il y a des similitudes de risques ou d’approches par secteur d’activité ou branche professionnelle. Les Services de Santé au Travail développent des démarches d’accompagnement de ce type.

9. Les actions sont multiples

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Au regard du nombre d’entreprises, le nombre d’actions envisageables est immense. Au regard de leurs objectifs, les types d’actions possibles sont très variés. Apporter une information, faire évoluer une pratique, modifier un processus ou une organisation, etc…

10. Les indicateurs sont émergents

Au niveau d’une entreprise ou d’une branche d’activité, des indicateurs de santé sont envisageables, tant sur l’observation des situations que sur les déclarations des salariés. Comme au dehors de l’entreprise. Ces indicateurs permettent de suivre les évolutions et aident à progresser.

Le port de protections individuelles doit être une évidence.” Luc Lemesre, directeur de Galvanisation de l’Artois Santé au Travail Hénin-Beaumont (AST 62/59)

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11. Des priorités existent

Le développement de ces indicateurs permettra de définir avec de plus en plus de précision les priorités à prendre en charge et l’efficacité des mesures prises. En sachant que certains résultats sont accessibles à court terme, d’autres à moyen ou long terme.

12. Les connaissances évoluent

En Santé au Travail, les connaissances progressent de jour en jour. Comme dans les autres domaines de la Santé. Que ce soit pour mieux soigner les maladies, mieux préserver ou mieux développer la Santé, il faut approfondir les savoirs et les savoir-faire.

13. Le savoir est un bien collectif

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Une innovation en Santé au Travail doit être accessible à chacun. Dans le respect des secrets (professionnels, commerciaux et médicaux,…), les médecins du travail et leurs équipes font profiter chaque entreprise des progrès et innovations en Santé au Travail capitalisés sous forme de savoir collectif.

Nous avons amélioré les problèmes de bruit et de chaleur pour nos centres de lavage.” Frédéric Chétail, directeur du réseau en propre d’Hydromat Lavage Santé au Travail Flandres Audomarrois (STFA)

(Publié dans le N°9 : La santé au travail c'est nous !) le 05/01/2010

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